News d’ici et d’ailleurs pour juin 2015

By | 5 juin 2015

Les chiffres du mois de juin 2015

 

1,74 ou 7,41% Faut-il chinoiser sur la position du 7 ?

chine et les 7C’est la question très sérieuse que se pose Diana Choyleva du Lombard Street Research en constatant que contrairement aux chiffres officiels communiqués par le gouvernement chinois, la croissance du PNB en Chine au dernier trimestre 2014 n’a pas été de 7,4% mais de 1,7%.

Cette décélération rapide, traduction d’une chute brutale de la demande en Chine, pourrait être le facteur-clé pour expliquer la baisse globale de la demande en énergie et la baisse concomitante des cours. Et ces cours pourraient encore baisser si la demande chinoise continuait à se contracter. Avec come conséquences la mise en péril de la croissance aux Etats Unis et encore plus en Europe.

Faut-il conseiller au gouvernement Chinois de revenir au boulier ?

 

100 Le handicap, un handicap?

handicapC’est la question qu’après Walgreen’s, Toys R Us et Starbucks, Kroger se pose en annonçant une campagne de discrimination très positive qui l’a conduit à embaucher 11 handicapés avant d’atteindre un effectif de 100 sur un total de 1000 collaborateurs dans son centre de distribution de Cleveland TN. Non pas en application d’un Federal Act on Disabled People ou d’une pression de  la communauté.

Le plus étonnant est que les entreprises précitées ne font pas ça par pure bonté d’âme puisque les normes de performance attendues de ces handicapés sont les mêmes que celles des opérateurs sans handicap, moyennant toutefois une adaptation «peu coûteuse» des postes de travail.

Entre la réglementation à tout crin peu applicable et peu appliquée – quand elle ne conduit pas à la fermeture d’établissements – et la prise de conscience, voire la pression de la communauté, où se trouve l’équilibre?

 

15$ Un SMIC made in USA?

SMIC californienOui, mais un SMIC où le C signifie Californien. 15 $ soit environ 13,5 € c’est le taux horaire minimum qu’à la suite d’un vote de 14 contre 1, la Cité des Anges (Los Angeles) va appliquer en 2020. Suivant en cela des décisions comparables prises par Saint François (San Francisco), Seattle, Oakland  et bien d’autres villes. Il en est attendu une augmentation de la demande et un effet d’entraînement pour les entreprises manufacturières et logistiques, mis à part les ports dont les dockers ont de salaires qu’envieraient même les dockers français.

Encore un exemple de choix entre  la réglementation à tout crin et l’intérêt bien compris.

 

100  3D à la demande

3D UPSPendant longtemps nous nous sommes demandés quand l’impression 3 D allait enfin démarrer. Avec son annonce, CloudDDM (direct digital manufacturing) veut faire changer le monde du marché de l’impression 3D. En effet cette société – dans laquelle UPS a pris une participation significative – va installer pas moins de 100 imprimantes 3D dans le centre de distribution de Louisville, KY.

A la demande, CloudDDM réalisera des prototypes, des pièces détachées, des pièces de rechange. Les clients passeront leur commande en ligne en téléchargeant leur fichier 3D. Un logiciel spécifique en estimera le prix et la production pourra démarrer dès que le client aura payé avec sa carte de crédit. UPS prendra ensuite la main pour assurer la distribution. Début prévu : 3ème trimestre 2015.

Enfin, le décollage de l’impression 3D ?

 

20-30% De l’énergie à reprendre !

CiscoAlors qu’aux Etats Unis le faible coût de l’énergie n’incite pas les entreprises américaines à réduire leur consommation, l’obligation de se confronter au reste du monde les conduit à reconsidérer leur position. C’est ainsi que Cisco a décidé de d’installer des capteurs sur tous les équipements de son usine en Malaisie pour mesurer la consommation électrique instantanée de chacun d’eux.  La généralisation à l’ensemble de ses installations dans le monde entier permettra  à Cisco de bénéficier des tarifications horaires différenciées là où elles existent.

Lors du Gartner Supply Chain Executive Summit à Phoenix AZ, John Kern VP of Supply Chain de Cisco, annonça que cette généralisation devrait permettre de réduire de 20 à 30% la facture d’énergie et d’économiser « beaucoup » de millions de dollars !

Tout comme Schneider Electric, qui a compris depuis longtemps que respect de l’environnement et maîtrise de l’énergie pouvaient faire bon ménage, espérons que les entreprise américaines encourageront une prise de conscience plus globale.

 

14% Quand l’e-commerce a le vent en poupe

panierAux USA, avec une croissance moyenne annuelle de 14% depuis 2008, ceci correspond à un à doublement des ventes tous les 5 ans (*). Selon IHS Global Insights avec des prix et des paniers moyens stables, c’est un doublement des ressources de distribution qu’il faudrait envisager. Cette tendance semble se confirmer puisque c’est un taux de 14,5% qui a été enregistré pour le premier trimestre 2015.

Ceci implique que les e-commerçants doivent repenser leur supply chain, rapprocher les centres de préparation de commandes de leurs clients et proposer de nouvelle solutions, comme les « drive-in » moins coûteuses, certes, pour l’entreprise, mais en reportant une partie des coûts sur le client !

Le problème sera encore plus crucial pour Amazon qui annonce une augmentation de 30,9% de ses ventes pour son premier trimestre 2015 comparées à celles de Q1 2014.

(*) Pour ceux qui sont fâchés avec les intérêts composés retenez le chiffre magique : 7. Pour doubler (les ventes par ex.) avec une augmentation moyenne de 7% il faut 10 ans, mais seulement 7 ans si l’augmentation moyenne est de 10%. En extrapolant avec 14% il vous faudra 5 ans, mais 14 ans avec une croissance de seulement 5%.

 

425211 € Toujours fermes sur les prix ?

Caps ResearchC’est ce que l’on pourrait penser des VP Directeurs des Achats aux Etats –Unis, si  l’on estimait qu’ils ne se battent que sur les prix. 464 756 $, c’est en effet, en moyenne, ce qu’ont perçu les Chief Procurement Officers américains selon une enquête de CAPS Research, un institut financé par l’ISM : Institute for Supply Management bien connu pour ses indices ISM publiés au début des chaque mois.

Il faut préciser que ce montant moyen est composé d’un salaire de 287 151$ et d’un bonus de 180 000 USD, pas si moyens que çà. Peu de chose ( ?) à côté de ce que reçoivent les CPO dans les biens de grande consommation avec un total de de $ 750000. Pour mémoire, rappelons qu’il y a déjà 30 ans, les achats comptaient pour plus de de 80% dans le prix de revient des appareils grand public.

Cela ne vous suffit pas ? Alors ajoutez des stock-options d’une valeur moyenne de $ 774 000 (environ 700 000 €) et une augmentation moyenne de 5% depuis 2008.

Vous comprendrez alors que ce n’est pas une simple politique de baisse des coûts qui justifie de telles rémunérations mais une nouvelle approche de collaboration avec les fournisseurs qui deviennent de véritables partenaires avec les avantages et les risques associés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *